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Carnet ou Livre ? Les deux mon Capitaine !

© Archives Bernard François – tous droits de reproduction réservés

Cette photo date de mars 1980. J’ai trois ans. Je porte un tee-shirt que mon père m’a ramené d’un de ses voyages aux States. Quelle aventure a-t-il vécu là-bas ? Quels autres souvenirs en a -t-il ramené ? Ce n’est pas le propos de ce billet…

Ce que je vois sur cette photo c’est la bouille d’une petite fille tout à ce qu’elle aime faire à cet instant : lire le passage d’un livre à haute voix ? raconter une histoire tout droit sortie de son imagination ? cacher le contenu d’un carnet dans lequel elle a décrit à sa manière tout un univers ? On ne saura pas, la légende ne le dit pas, et cette date trop lointaine ne ravive rien de précis.

Un autre objet sur cette photo a son importance dans la suite qui va s’écrire. 

La Grande Bibliothèque. 

Je l’ai connue moi… explorée, arpentée… et aujourd’hui encore alors qu’elle a suivi mes parents dans leurs déménagements, elle recèle de trésors dont les pages jaunissent à peine. Des objets sont venus en remplacer d’autres, des 4ème de couverture s’affichent sans vergogne alors que d’autres se terrent derrière les plus grands, des petits osent paraître plus que les autres pour qu’on les prennent alors qu’on ouvre une des grandes portes qui craquent. Longues portes bien larges. Tout un monde à explorer… sans parler des albums photos en noir et blanc comme en timides couleurs et qui tiennent une belle place, en bas à droite et que j’adorais feuilleter gamine. Que j’ai la chance d’avoir désormais à portée de mains sur un disque dur duquel je retire quelques pépites. Mais rien ne remplacera l’odeur qui émane de cette Grande Bibliothèque quand on l’ouvre, puis encore une autre odeur quand on saisit un livre ou un album photo… il y a tant d’histoires qui se disent, qui se racontent en ouvrant cette porte. 

C’est la seule et unique bibliothèque qui m’ait donné envie d’être libre. Toutes les autres, que j’ai créées et croisées, ne seront toujours que de pâles copies. Car lire et écrire sont mes instants illimités de liberté. 

Alors et pour en revenir à la question de départ, entre le carnet ou le livre, je choisis bien sûr les deux car ils offrent l’un comme l’autre autant de liberté, poussés qu’ils sont par les yeux qui dévorent les lignes, ou les crayons/stylos qui dessinent des formes ou des mots sur des pages blanches ou le long de lignes bien droites. 

Du moment que je peux me saisir de l’un deux #surmaroute, carnet ou livre tout ira bien mon Capitaine !

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