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Sur ma route #20 : Laon

Vendredi 20 novembre

J’en rigole toute seule… oui car j’ai décidé de changer mon rituel d’écriture pour terminer en beauté ce carnet de voyage. Avec la pause du week-end dernier, la difficulté à écrire les derniers billets, je me suis dit “non mais attends c’est toi et toi seule qui a voulu prendre la route, alors continue… mais fais-le à ta manière !!”

OK. Comme je suis plutôt créative le matin, je me suis dit que dès les premières heures du jour, je choisirais ma destination, je la goûterais et puis je la partagerais. Et ce matin au réveil je me suis dit :”nous sommes le 20 novembre, je prends la page 20 de mon Atlas Routier France Michelin daté de 1996… et je verrais bien où ça m’emmène”.

Et je rigole seule… parce que je suis arrivée à Laon. En Picardie, dans les Hauts de France… aïe… aïe… mais qu’est ce que je vais bien pouvoir en raconter de ce coin-là de la France (désolée pour les natifs qui pourront à loisir commenter). 

C’est proche de Reims mais le TGV n’y passe pas et ça n’a sans doute pas créé le même intérêt pour les parisiens de venir s’y installer et de faire la navette. Tant mieux peut-être.

Cette ville médievale ne mériterait pas le détour ?! Ne vous laissez pas influencer, surtout… même après cette lecture !

Pour moi, c’est toutefois un souvenir de famille… comme quoi, j’ai bien quelque chose à en écrire. J’étais venue rendre visite à ma marraine, la sœur de ma grand-mère maternelle, qui vivait à quelques kilomètres de là, à Tergnier. Et nous étions venus avec son compagnon admirer la vue depuis les remparts.
Mais ce dont je me rappelle ce n’est pas tant Laon que le café réchauffé que Pierre nous a servi le matin… et mon air de bobo parisienne (ce terme là n’existait pas encore à l’époque, mais c’est bien comme ça que je me définis aujourd’hui en repensant à cet instant). “Quoi du café réchauffé… ?!” “Ben oui, on ne va quand même jeter du café, non ?!”

Oui, lui il avait connu le rationnement. La pauvreté. Et moi je fanfaronnais avec la chance que j’avais d’avoir sous la main tout ce que je souhaitais. Alors oui le café serait réchauffé… et je m’en souviendrais 20 ans plus tard… comme quoi il ne faut rien négliger de nos expériences… il en reste toujours quelque chose ! Seul petit bémol… il m’arrive de boire du café que je réchauffe. Mais plus jamais un café qui est resté sur le feu un temps certain et qui lui donne un certain goût…  

Ne jamais dire jamais… mais tenter de ne jamais oublier quand même, car c’est bon de se rappeler ces petites choses de la vie. Pierre, si tu me lis, aujourd’hui, j’ai envie de te dire merci pour ce café réchauffé, et surtout cette balade à Laon où je ne me serais peut-être jamais rendue par moi-même.  

Alors demain, où allez-vous nous emmener ?!

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