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Sur ma route #24 : Binas

Mardi 24 novembre

Je vous préviens, je vais être particulièrement injuste pour ceux qui y vivent. Je trouve qu’il pleut tout le temps là-bas. De la bruine, des pluies torrentielles… et du gris. Voilà le souvenir que j’en garde. Enfin ça n’est pas tout à fait vrai. Mais quand même, un lieu triste, plat. Rendez-vous page 68 de l’Atlas Routier France Michelin daté de 1996 (j’ai quand même eu du mal à resituer le village, qui est finalement plus proche d’Orléans il me semble).

D’abord, Audrey m’a proposé de m’emmener à Chartres où elle a grandi. Chartres pour moi fait partie de ses villes, proches de Paris où on s’offre une sortie, histoire de voir. Mais surtout une ville où des hommes ont choisi d’ériger une cathédrale. Je crois que j’y suis entrée une fois, parce que j’étais de passage pour aller…je ne sais où ?! Mais ce n’est pas grave, j’aime l’ambiance des cathédrales, les vitraux qui laissent la lumière entrer à leur guise. D’ailleurs c’est entre autres pour cela qu’elle est connue.

Quand Audrey a écrit “Chartres !” J’ai pensé à la Beauce, cette immense plaine plate où le vent souffle et nettoie tout. Aux champs de céréales à perte de vue. Et puis à Binas. Petit village niché au cœur de cette plaine, dans le Loir et Cher, à peine plus de 700 habitants. 

Je vous l’ai dit, ce billet est injuste. Je me suis forgée une image fragmentée de ce lieu. Qui fait partie de mes racines malgré tout. 

Je me souviens de mon dernier passage. Je voulais donner de mes nouvelles à mes grands-parents paternels, et leur faire rencontrer mon mari. Tant d’années ont passées quand je suis retournée sur la place du village où nous nous sommes garés. Puis on est passé devant l’église, et entré dans le cimetière. J’ai essayé de retrouver la tombe, de mémoire… mais entre-temps d’autres sépultures avaient été installées, et mon souvenir a dû trouver sa place dans ce nouveau lieu. Heureusement, nous avons fini par nous retrouver tous ensemble. Papi et mamie du Mans, Fred <-> Fred, papy et mamie du Mans. Les présentations étaient faites. Il bruinait, on est assez vite reparti. Le bar-restaurant de la place était fermé, et pourtant je me rappelle y avoir mangé, un jour où il pleuvait, pour l’enterrement de mon grand-père avec la famille. 

Mais Binas, ce sont aussi des repas (barbecues ?) sous le préau de la grange chez ma tante, avec mon très grand cousin. Je dis très grand parce que dans mon souvenir il est de grande taille mais surtout parce qu’il était plus âgé que moi !

J’ai un souvenir de roses trémières aussi ? C’est peut-être là que j’ai commencé à les aimer celles-ci et que je suis contente qu’il y en ait qui se soient installées dans chacun de nos chez nous.

J’ai écrit ce billet de retour d’une petite sortie juste au-dessus de la maison. J’en ai profité pour saluer les absents dont c’est bon de se rappeler, même si des fois on aimerait pouvoir les serrer encore dans nos bras, ou simplement boire un café avec eux. 

CREDO

Alors demain, où vais-je vous emmener ?!

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