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Sur ma route #25 : Paris

Mercredi 25 novembre

Paris, je te quitte. De toute façon c’est déjà fait. Mais je t’aime quand même, j’adore revenir te voir, page 36 de l’Atlas Routier France Michelin de 1996. Arriver par la Gare de Lyon, c’est ma gare. Même si je m’y perds maintenant car elle grandit, elle change et que moi je perds le fil à ne plus m’y perdre si souvent. C’est pas pareil d’arriver vers toi en voiture. C’est comme si on loupait nos retrouvailles je trouve. Mais c’est comme ça que je te retrouve désormais et le plus souvent. Ainsi va la vie. 

Paris, je te quitte, c’est aussi le titre d’un service qui fait fureur en ce moment. Je vous laisse le découvrir si la curiosité est votre super vilain défaut. Moi, mon départ je l’ai – un peu – raconté ici.

Paris, c’est la rue de Charenton bien sûr, mais bon il faudrait écrire un livre et pas seulement un billet pour la raconter cette rue. Celle de mon enfance. 

Alors j’y passe, et puis je prends la rue Traversière, celle de mon école maternelle, et plus tard de ma Cordée… elle est bien faite la vie, non ? Elle te ramène toujours à tes premières amours, surtout si tu essayes de les oublier alors que tu les aimes encore. 

La rue Montgallet aussi avec tous ses magasins informatiques, mais ça c’était avant, du temps de mes grands-parents, elle change elle aussi, mais elle est toujours là, maintenant occupée par ma sœur. La rue Baudelaire et son collège Paul Verlaine où j’en ai perdu mon latin, y a de quoi non ? Heureusement, à deux pas, il y avait mon lieu de perdition préféré : La Terrasse de Gutenberg… serait-ce là que j’ai commencé à aimer traîner dans les librairies sans pouvoir m’empêcher de pousser leurs portes quand j’en trouve une sur mon passage ? Puis j’ai traversé la place de la Bastille pour me retrouver rue de Jouy, avec mes premiers cafés entre copains-copines, la liberté du lycée et un univers bien surprenant dans le Marais, juste de l’autre côté du boulevard… Puis la rue des écoles encore et toujours et pour le supérieur, ou encore le boulevard Malsherbes comme un exilé qui cherche à rester connecter quand même, et puis l’avenue de Versailles. Et la sortie dans le grand monde…

J’adore les prononcer, me les rappeler ces noms de rue ! Et la liste est encore longue de toutes celles dont je pourrais vous parler… mais chuuuuut, je ne dirais rien de celles où j’ai trainée, et pourtant c’est bien dans celles-ci que j’ai le plus de souvenirs !

Paris, comme toutes les villes où je suis allée, c’est y flâner qui me plaît, regarder les gens vivre, rire, courir, boire un verre en terrasse avec ses amis (oh comme ça me manque ça !). Arpenter ses rues, regarder ses façades. Pour moi les villes sont souvent des odeurs, une image, une impression… je ne sais plus vous dire si j’ai fait tel ou tel truc… mais je vais surtout y chercher un souvenir fugace qui s’est pourtant inscrit dans mon cerveau. Je ne cherche pas à la capter avec mille images, je la vis.

C’est sans doute en cela que les balades dominicales à l’époque imposées par les parents ont été propices : apprendre à regarder, à sentir… se trouver une raison de sortir et de partir à l’aventure, en bas de chez soi, pour un jour être capable de s’élancer plus loin !

Alors demain, où vais-je vous emmener ?!

PS : la photo du jour est floue… j’ai décidé de la laisser volontairement ainsi, elle représente si bien ce qu’il nous reste d’immatériel…

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